Publié par : venturaparis le : 12 mai 2011
Dans ce fleuve, ici sans lanterne, je me baigne,
Jamais le même, toujours le même,
L’amour y est si fort et si secret
Que les sirènes glissent sans bruit.
Ici, je disais, le fleuve est parfois terre de Sienne
Fertile, odorant et sexuel.
Et là parfois gris de ma peine,
Futile, virulent et mortel.
Maintenant le fleuve est sans berge,
Car la cité se protège.
Demain ? Qu’importe demain.
Aujourd’hui il faut nager,
Vers les lumières de la ville,
Vers la mer et les iles.
Aborder la terre ferme,
Construire à deux et rêver.
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